Le vide toujours le vide
Ce que l’ego ressent comme un vide, est en fait l’absence d’expérience de son identité réelle. Cette sensation de vide est causée par le fait que l’ego ne polarise plus parce qu’il est en mesure de voir le jeu de la polarité créé par sa programmation.
N’étant pas familiarisé avec ce ressenti et habitué à toujours vivre ses expériences à travers l’amplification émotive (à vibrer pour tout et pour un rien), il cherche toujours à priori à remplir cette sensation de vide, car il se sent inconfortable dans ce senti et finit par retomber dans ses bonnes vieilles habitudes psychologiques.
Jusqu’au jour où, épuisé à courir après sa queue, il réalise enfin, de façon plus précise, le jeu de la programmation qui l’habite et il est en mesure d’intervenir à sa moindre manifestation.
Ce n’est pas tout pour lui, de savoir, avant ou après le fait, ce qui se passe, il s’agit pour lui de le réaliser et d’être en mesure d’agir quand ça se passe!
L’ego a beau désirer évoluer, changer la donne, etc. Il est toujours ramené à l’ordre par cette conscience élastique qui ne veut pas lui céder un millimètre d’espace. L’ego avance d’un pas et cette conscience, archaïque, essaie de le faire reculer de deux.
L’ego doit développer des muscles psychiques particuliers pour être en mesure d’évoluer. Ses muscles doivent réapprendre à travailler dans une autre direction; celle du réel.
La seule façon pour lui de créer, de façonner, enfin, de se reconnaître à son identité réelle, c’est d’en arriver à réaliser qu’il n’est qu’énergie matérialisée en évolution. Il doit en arriver à manifester une volonté réelle pour être en mesure de finalement évoluer dans cette métaconscience, qui le libérera finalement de l’emprise de la survie matérielle à travers la dépolarisation de son mental.
La réalité est une résultante. Le contraire d’une prédisposition psychologique à être quelque chose ou à penser quelque chose, qui est actionné par une quelconque volonté, qui provient toujours d’ailleurs, d’une pulsion polarisée de l’ego. L’ego doit être sur d’être certain. En ce sens que s’il ne peut se fier à sa pensée, il doit savoir pourquoi il ne peut pas s’y fier. Il ne peut alors se fier qu’à une chose : la résultante de son action. C’est à travers ce réapprentissage qu’il en arrive un jour à avoir une réalisation continue, c’est-à-dire qu’il pourra constater dans la matière la résultante de sa conscience actuelle et c’est la seule et unique façon dont il a de se situer et de savoir à quel point il est ajusté au réel, ou s’il est encore assujetti à cette programmation, c’est-à-dire, assujetti à la vibration de cette réalité polarisée.
Sentir la vibration, oui, mais l’ego doit au préalable la définir, la distinguer de la vibration polarisée qu’il est habitué à véhiculer pour être en mesure de l’utiliser au lieu d’en être constamment la victime.
Charles Sabourin
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